samedi 22 avril 2017
mercredi 19 avril 2017
samedi 15 avril 2017
Debout ! c'est dimanche de pâques
Suis-moi, lève-toi et
marche !
« En
voyant Jésus, ils l’adorent, mais certains hésitent à croire »
Mathieu 28, 17
Il fait encore
sombre quand Marie vient chercher Pierre.
Affolée, elle
lui demande de venir voir : Jésus n’est plus au tombeau. Pierre court,
entre dans la tombe, voit…et ne comprend pas.
Ce matin de
Pâques n’a pas ressemblé pour Pierre à une révélation en pleine lumière. Il lui
a fallu du temps pour reconnaître en Jésus un vivant. Il a fallu que Jésus
vienne au devant de lui, comme les autres disciples, malgré les portes fermées,
qu’il souffle sur lui.
Il aura fallu qu’il mange avec lui, lui parle
et lui pardonne pour que Pierre vive Pâques. Lorsque Jésus demande à Pierre par
trois fois s’il l’aime, lorsque Jésus lui redit : « suis-moi »,
là ça y est, la pâque est possible pour Pierre. Il peut se relever.
Pour Jésus, le
reniement n’a pas fait de Pierre un disciple mort. Il savait qu’en lui
demeurait la foi. Jésus n’a pas enfermé Pierre dans ses doutes, son manquement,
sa peur. Jésus demande à Pierre de le suivre, encore, nouvellement.
« vas-y,
relève-toi ! Oui tu es tombé, mais tu peux marcher à nouveau.»
Jésus n’est pas
ressuscité de manière instantanée. Pierre n’a pas cru aussitôt. Il a fallu du
temps.
Nous ne
quittons pas nos chemins de mort en un clin d’œil. Dieu nous laisse du temps
pour revenir à la vie. Son action n’est pas magique. Il ne nous remet pas
debout sans nous, il a besoin de nos pas, de nos efforts.
Pour que
l’Evangile rejoigne nos profondeurs, il faut du temps. Mais avant tout, il faut
la foi. Faire confiance à Dieu : le laisser pénétrer les lieux de nos
souffrances, de nos morts, de nos deuils. C’est le chemin incarné de notre
baptême. Plonger ensemble dans les eaux de la mort, pour être entraînés avec le
Christ dans la vie nouvelle.
PRIERE :
Dieu, tu es mon
espérance.
Celui qui me
fait passer du doute à l’assurance, de la peur à la joie.
Tu es le Dieu
du passage.
Tu me guides
dans l’ombre ;
Tu indiques le
chemin de vie.
A chaque fêlure
de mon histoire, tu m dis « je t’aime »
A chaque
désespoir, tu m’ouvres un ciel
Dieu de
l’espérance, je te remets mon tout.
Que ta vie
inspire mon existence.
vendredi 14 avril 2017
Samedi Saint
Le temps du silence
« ils
scellèrent la pierre du tombeau et placèrent des soldats pour le garder. »
Matthieu 27, 66
Aujourd’hui,
Pierre porte bien son nom. Il est froid, immobile comme la pierre qui ferme le
tombeau. Il a mal devant ce vide, Jésus ne parle plus. Pierre ne peut plus lui
parler. Il aimerait tant lui expliquer, s’excuser, lui redire que c’était par
crainte, qu’il l’aime toujours. il aimerait…mais la pierre du tombeau lui
renvoie que c’est fini ; Fini, FINI !
Son destin est
scellé : il est un sale type, un déserteur, un tiède…Rien ne bouge, tout
semble lourd. Pierre se sent lui, emmuré, enfermé dans un tombeau.
Sa vie lui
apparaît vide de sens ; il ne sait même plus quoi dire. Il ne veut voir
personne. C’est le temps du silence…
De toutes
manières, quoi qu’il fasse maintenant, on lui rappellera toujours sa faute. A
chaque fois qu’un coq chantera, il pleurera.
Trois fois, il
a renié le Christ. Pas une , pas deux, trois fois !
C’est affreux
de penser qu’il n’y a plus de lendemain possible parce qu’on a commis une
faute. Les autres figeront-ils toujours Pierre dans ce reniement ?
C’est samedi
Saint chaque fois que notre regard enferme les malheureux dans leur manquement.
Que celui a connu des faiblesses, des erreurs , aille rouler la première pierre
pour libérer du tombeau tous ceux qui ne sont pas des héros de la foi, de
l’amour ou de la vie.
PRIERE :
Quand en moi
tout est épuisé
Jusqu’aux mots
Pour dire ce
qui fait mal,
Viens tailler
ma pierre,
Viens fissurer
ma tombe.
Que le souffle
pénètre mes enfermements !
Il y a des
évènements, des blessures auxquels toute ma vie reste accrochée.
Apprends-moi à
refuser le tombeau.
Viens
m’arracher à mes fascinations, mes sidérations, mes paralysies.
Ouvre devant
moi les portes verrouillées.
-->
jeudi 13 avril 2017
Vendredi Saint : la descente aux enfers
« Pierre sortit et pleura
amèrement » Matthieu 26,75
Le vendredi saint de Pierre, sa
descente aux enfers, commence au chant du coq. Il doit reconnaître qu’il n’a
pas su, qu’il n’a pas pu tenir ses engagements. Il n’a pas osé dire, devant
tous ces visages menaçants, qu’il connaissait Jésus, qu’il l’aimait qu’il était
son disciple. Pierre a eu peur ; Il a voulu sauver sa peau. Il n’a pas été
un héros ;
L’amertume s’installe ;
Pierre se sent minable ;
Il n’est pas à la hauteur. Les
reproches se font légion. Il entend déjà sa famille lui reprocher d’avoir tout
quitté pour ce Jésus qui va finir comme un brigand ;
Pendant que Jésus comparaît devant
le tribunal religieux, Pierre comparaît devant le tribunal de sa conscience.
Déçu lui-même, il entre en dépression.
La mort s’installe : celle de
son plus cher ami, celle de ses illusions, celle de ses idéaux. Tout s’écroule.
A l’intérieur de Pierre, il n’y a pas grand-chose qui tient debout. Il a trahi
Jésus, comme Judas ; il a abandonné Jésus, comme les autres. Il n’a plus que
ses yeux pour pleurer.
PRIERE
Seigneur, au
secours je m’enfonce.
Tout ce qui fondait
ma sécurité, ma joie de vivre
Se dérobe sous
mes pieds.
Je coule, je me
noie.
Tends-moi la
main Seigneur !
Ma propre
misère m’engloutit
J’aimerais
disparaître.
Il n’y a que ta
main pour me tenir à flots ;
Dis seulement
une parole et je serai debout !
Inscription à :
Articles (Atom)





