dimanche 14 juin 2020

De la traversée du désert à la traversée de la vie

" Moïse disait au peuple d'Israël : "Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant 40 ans dans le désert" Deutéronome  8,2

Je voudrais ne jamais T'oublier. Te remercier d'avoir mis sur mes pas des hommes et des femmes de bienveillance et de bonté, qui sont ma joie.
Te dire du plus profond de mes entrailles que je ne regrette rien. Tout est bien ainsi.
Même les larmes, même la peur au ventre, même les incertitudes qui me font crier vers Toi.
Je voudrais Te dire en secret, et ne l'imposer à personne, mais mon Dieu, tout est bien avec Toi !
Je ne comprends pourtant rien aux heures de nuit. Mais Tu le sais, car je Te l'ai assez dit.  
Je ne comprends surtout pas la peine que doivent porter ceux qui peinent déjà trop, ceux pour qui l'épreuve est trop longue et la nuit trop épaisse.
Je voudrais tant que Tu irrigues leur soif, que Tu aplanisses les monts arides  et que Tu adoucisses les déserts.
Je ne comprends pas qu'il faille 40 ans pour traverser ce désert bizarre, cette étendue si petite finalement, que l'on pourrait le faire en 5 jours.
A moins que ce ne soit pour apprendre Ton pas...
Car je sais de toute la force de ma petite foi, que Tu es là dans ce désert, plus assoiffé que moi, plus fatigué que moi, plus inquiet que moi, 
plus perdu que moi, Toi mon Dieu,  perdu volontairement chez les hommes perdus, pour les trouver.
Je ne sais pas où Tu nous emmènes, mais cela m'est égal, si c'est avec Toi et tous ensemble que nous y allons.
Ma maison, ce sont ceux que j'aime, et ma maison c'est Toi.
Ô mon Dieu voyageur, ne nous lâche pas !
Et toi, mon frère lecteur, compagnon de ces marches, sois sûr que notre grand Dieu tient ta main bien fort, surtout lorsqu'elle tremble. 
Oui, sois sûr !



Sr Anne Lécu, dominicaine, médecin à la prison de Fleury-Mérogis,

Le temps de la halte

Pour bien vivre sa vie, il est nécessaire d'être à l'écoute de ce qui vient du plus profond de nous-même. Entendre les messages chuchotés par notre âme. Mais notre âme est comme un ange qui murmure d'une voix si douce, si faible, qu'il faut tendre l'oreille. Comment veux-tu la percevoir dans le brouhaha incessant ? Comment veux-tu y prêter attention quand ton esprit est accaparé par des milliers de choses en dehors de toi-même ?


Laurent Gounelle 

samedi 13 juin 2020

Chaque heure de ta vie

Fais que chaque heure de ta vie soit belle.
Le moindre geste est un souvenir futur.


Claude Aveline

dimanche 7 juin 2020

Nicodeme...



Cette rencontre entre Nicodème et Jésus pose un peu la question :
Si c’était à refaire, qu’est-ce que tu ferais de ta vie ?
Est-ce que tu ferais les choses un peu autrement ou complètement autrement ?
Si c’était à refaire, qu’est-ce que tu changerais ?
Si c’était à refaire... ?

Si seulement je pouvais renaître et revivre ma vie : changer le cours des choses, réparer mes erreurs, rattraper le temps perdu, sauver une situation ou profiter plus d’une personne.


Naître de nouveau, c’est naître à Dieu. C’est naître en Jésus-Christ.
C’est réaliser que ce Jésus en croix , ce n’est pas une idole religieuse, ce n’est pas une image pieuse, ce n’est pas un symbole religieux.
Non, cet humain sur sa croix, c’est comme si c’était moi : chaque deuil, chaque fiasco, chaque problème sans solution, chaque abandon, chaque colère, chaque désespoir, c’est une croix plantée dans ma vie. Avec moi dessus, avec lui dessus.

Naître d’en haut, naître de nouveau c’est cette grâce qui t’est faite de t’identifier à cet homme et de l’aimer pour ça.
Tant que je suis plein de mon savoir, comme Nicodème, tant que je suis plein de mes catéchismes en tous genres, tant que je suis plein de mes théories toute faites, tant que je suis assis sur mes certitudes, alors je n’ai rien à voir avec cet homme, je n’ai rien à voir avec Dieu.
Le Royaume de Dieu, il est dans cet homme qui n’a pas eu peur de son humanité. On l’a mis en croix Mais son esprit, son souffle c’est désormais le tien, le mien, par le miracle de la foi.
C’est ça renaître. Renaître du ciel. C’est tout miser sur mon humanité que le Christ me donne d’aimer. C’est tout miser sur cette histoire incroyable qu’un jour, un être humain et Dieu n’ont fait qu’un. C’est tout miser sur ce que dit cette croix en face de ma propre vie. C’est interpréter cette croix, comme Paul et les auteurs des évangiles comme le lieu exact de la révélation de Dieu sur terre.
C’est ça naître d’en haut, naître de nouveau.

 Et plus jamais je ne laisserai qui que soit imaginer que la douleur est une absence de Dieu, Non, celui qui me sauve a été mis en croix, pour que plus jamais personne ne se sente jamais abandonner.
Dieu nous aime à en mourir, et il l’a prouvé.
Aujourd’hui encore, ce vent de l’esprit souffle. Si ton espérance s’épuise, alors rappelle-toi, ce vent souffle, tu ne peux arrêter ce vent, il souffle sur toi et en toi.

mercredi 27 mai 2020

Pentecôte : un nouveau souffle

Les disciples viennent de vivre non pas une quarantaine, mais une cinquantaine . Un confinement long de 50 jours.
Et voilà que l'esprit vient allumer le feu dans leur vie , et ça fait du bruit.

A la pentecôte Dieu vient nous offrir le second souffle, celui qui permet de reprendre la route quand nous nous sentions épuisés, celui qui nous donne la joie, le plaisir de communiquer, l'ardeur de Vie.
Pentecôte c'est l'invitation à remplir nos poumons, nos esprits, nos cœurs et notre espérance de ce souffle de vie.

A chacun d'inspirer une grande bouffée de ce second souffle que Dieu nous donne, et nous sentirons notre fréquence cardiaque s'équilibrer, notre respiration devenir régulière, nos douleurs disparaitre, et nous serons prêts à courir le reste de la course.

Respire, la grâce te fat signe, son Esprit te porte !