mardi 11 avril 2017

Jeudi Saint : il se croyait fort, il se découvre tout petit....


Résultat de recherche d'images pour "pâques religieux images"


Jeudi Saint : l’illusion de la toute puissance
Pierre dit à Jésus : «  tous les autres t’abandonneront peut-être mais moi, je ne t’abandonnerai jamais. Matthieu 26,33
A cet instant Pierre se sent encore fort. il n’est pas prêt à entendre Jésus parler de trahison, d’abandon ;
Il est dans l’illusion de toute puissance. « Moi Pierre, je suis sûr du choix que j’ai fait. J’ai suivi Jésus jusque  là et je le suivrai jusqu’au bout »…

Sauf que, à cet instant, Pierre n’a aucune idée du « jusqu’au bout » qui l’attend. Il croit être capable de tout. Il ne voit aucun obstacle entre lui et Dieu. Ce faisant, aussi dur que ce soit admettre, Pierre , dans sa manière même de croire, est dans le péché .
Il s’éloigne de Dieu, il rivalise avec lui. Parfois, croire rime avec le sentiment d’être plus fort que les autres, d’être invincible.
Le soir même, Pierre découvre qu’il ne peut pas, pire, qu’il ne veut pas, suivre Jésus jusqu’au bout. Il lui faut admettre que la volonté de Dieu n’est pas forcément la sienne. Il ne peut retenir ni Jésus, ni le plan de Dieu.
Pierre, qui se croyait grand, se découvre petit.

PRIERE :
Seigneur, il fait encore jour.
Aide-moi à voir clair en moi
Apprends-moi que, là où je me sens fort
Il n’y a souvent pas de place pour toi ;
Quand je me découvre faible,
Quand la désillusion rattrape mes élans
Quand la réalité laisse au cœur de mes enthousiasmes une morsure douloureuse
Viens me redire que c’est dans la faiblesse que j’ose accueillir ta grandeur.


Hommage


SI...

Résultat de recherche d'images pour "jesus en croix"SI
S’il avait su ménager les pharisiens, il serait devenu un maître parmi les siens.
Et puis, chargé d’âge et de sagesse, Il serait mort.
S’il avait su manier les armes avec les zélotes. Il aurait gagné bien des batailles.
Et puis, général chargé de gloire, il serait mort.

S’il avait su tolérer les marchands du temple, il aurait pu faire de l’argent.
Et puis riche suivi de regards d’envie, il serait mort.
S’il avait su tolérer les marchands du temple, il aurait pu faire de l’argent.
Et puis riche, suivi de regards d’envie, il serait mort.
S’il avait su s’arranger avec Hérode, avec Pilate, il serait devenu habile politique. Et puis, diplomate usé dans d’adroites combines, il serait mort.

S’il avait su se tenir à l’écart des miséreux et des méprisables, s’il ne leur avait pas livré gratis le royaume, il serait devenu collègue ou concurrent, quelqu’un qui a sa place parmi les gens. Et puis il serait mort.
Il n’a pas su.

Alors on l’a pris, on l’a jugé, on l’a tué, et puis maintenant IL VIT !